Artiste plasticienne d’origine allemande, je vis et travaille aujourd’hui dans le Luberon après un parcours qui m’a menée de l’Allemagne à la Suisse, Paris et la région de la Loire.
Peinture, sculpture et installation sont pour moi différentes manières d’interroger notre rapport au monde, à l’autre et à l’intime. La couleur, le mouvement, l’écriture et le carré blanc composent un langage qui m’est propre, entre énergie et retenue, apparition et effacement.
Mon travail ne cherche pas à donner de réponses, mais à créer un espace où le regard peut s’attarder, s’interroger et imaginer.
Ma démarche se construit autour d’une tension essentielle : montrer sans tout dévoiler.
Je travaille par oppositions : couleur et blanc, mouvement et structure, protège et révèle. Il invite à regarder au-delà de ce qui est immédiatement donné à voir.
Peindre, imaginer des sculptures ou investir un espace devient alors une manière de questionner notre rapport à l’intime, à l’autre et à ce que nous choisissons de révéler de nous-mêmes.
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Dans un monde où l’intime s’expose et où la transparence semble devenue une injonction, je revendique la nécessité de préserver une part cachée.
A travers le voile, l’effacement et le recouvrement, la série Secrets interroge ce que nous choisissons de montrer et ce que nous préférons soustraire au regard. Les mots apparaissent sans jamais tout livrer, laissant à chacun la liberté d’imaginer ce qui demeure inaccessible.
Seul ce qui est caché suscite l’envie
Chaque œuvre est accompagnée d’un coffret scellé contenant le texte que j’ai écrit et qui se dissimule derrière la trame blanche. Libre à celui qui la possède de préserver le secret…ou de choisir de le révéler.
Dans les Révélations, je joue avec les opposés : Mouvement et structure, couleur et blanc, profusion et silence, apparition et effacement.
La couleur surgit, se superpose, se fragmente, avant que le blanc ne vienne parfois le contenir, la recouvrir ou la mettre à distance. Le carré, élément récurrent de mon travail, structure cet apparent désordre et devient tour à tour cadre, présence ou absence.
Des Classiques aux Silencieux jusqu’aux Emergences, une même recherche demeure : donner à voir sans tout dévoiler et laisser apparaître ce qui semblait caché.